Venez nous rencontrer...

Venez nous rencontrer...
Le 2 et 3 décembre au Docks du Sud

Après les massacres de Yulin, des avancées significatives en Chine !

Des progrès notables en matière de lois et de droit sont enregistrés ces dernières en Chine et la pression internationale n’y est pas étrangère :

Une nouvelle loi relative à la protection de la faune de la République populaire de Chine entrera en vigueur le 1e janvier 2017 ;

Elle met l’accent sur « la sauvegarde de la biodiversité » et propose de « donner une impulsion à l’édification civilisée de la biodiversité ».

L'article 4 concerne l'élevage et la reproduction, l'exploitation et l'utilisation rationnelle des animaux et donne la " priorité à la protection, à l'utilisation conforme aux normes". L'article affirme qui faut " cultiver la conscience citoyenne sur la protection de la faune et donner une impulsion au développement harmonieux entre l'Homme et la nature". 

Les articles 5 et 6 confirment la responsabilité de l’Etat et des autorités locales pour « élaborer un plan et des mesures protectrices de la faune et de ses habitats, l’intégration des dépenses de protection de la faune dans le budget ».
La nouvelle loi encourage également « les citoyens, les personnes morales et autres organismes à participer à la protection de la faune par le biais de donations, de patronages et de volontariats. » et appelle les citoyens à « dénoncer ou porter plainte auprès des services concernés les actes contrevenant à la présente loi ».
Enfin, les médias sont appelés en renfort pour « entreprendre des campagnes d’information sur la loi, les règlements et les connaissances de la protection de la faune. Ils doivent effectuer une surveillance par les biais de l’opinion publique sur les pratiques illicites. »
Par ailleurs, l’Etat entend mandater régulièrement des organisations scientifiques pour évaluer sa politique de protection de la faune sauvage.

Les ours Lune, protégés internationalement par la Convention de Washington (CITES) devraient bénéficier plus largement des dispositions de l’article 15 qui interdit « d’acheter ou de vendre, au prétexte de recueillir ou de secourir, des animaux sauvages ainsi que leurs produits. » et plus encore par une partie de l’article 26 qui « interdit de maltraiter les animaux sauvages. ».

Hélas, cet article est immédiatement atténué par l’article 29 qui stipule : « pour l’exploitation et l’utilisation des animaux sauvages ainsi que leurs produits en tant que produits pharmaceutiques, il faut respecter la loi relative à la gestion des produits pharmaceutiques. »

Le chemin vers la délivrance des ours est encore long…

Yulin : une base de données informatique qui change tout !

Bien que le commerce de viande canine soit légal, les pratiques constatées dans le secteur sont bien souvent en marge de la loi. Ainsi, les lois chinoises prévoient que chaque animal conduit à l’abattoir doit posséder son propre certificat de santé.
Ces certificats permettent de garantir que la viande est propre à la consommation humaine, et ils sont octroyés aux propriétaires de chiens sains achetés en toute légalité. Par conséquent, les chiens volés ne peuvent logiquement être munis de certificats valides. Mais, comme pour bon nombre de documents officiels, les certificats de santé sont falsifiables et il n’est pas rare que les trafiquants de chiens achètent ou produisent eux-mêmes des contrefaçons.
Jusqu’à présent, lorsque les défenseurs des animaux stoppaient les camions remplis de chiens volés, il fallait de longs jours pour vérifier la légalité des papiers fournis par les chauffeurs.
Les autorités viennent de mettre en place une base informatique des déplacements autorisés des chiens pour le commercer de la viande.
Cette disposition est considérée par les défenseurs des animaux comme une avancée majeure puisque cette base devrait fournir immédiatement la situation du convoi, en évitant plus sûrement la corruption des fonctionnaires locaux et en leur permettant de saisir les chiens ipso facto.